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Pas de deux

Mobilier d'art Sorrentino Sanche

article: Pas de deux Revue Sofadeco, Québec.   Journaliste : Jean Frenette, Hiver 2010

Pas de deux

Qu'elles soient petites ou grandes, minces ou "enveloppées", peu importe. Les danseuses du couple Sorrentino Sanche semblent toutes prendre leur envol sur la pointe des pieds. Leur secret ? Allons donc fouiller dans leurs tiroirs pour le découvrir … Elle, Nathalie Sanche, avait une formation en soudure et travaillait dans les chantiers d'avionnerie et de transport, caressant le rêve de vivre de ses créations sculpturales. Lui, Angelo Sorrentino était diplômé en ébénisterie et travaillait sur des chantiers de rénovation, espérant pouvoir se réaliser à travers son œuvre, ses meubles. Un jour a lieu la rencontre Sorrentino Sanche dans la vie, pour la vie. Et la rencontre de leurs rêves, de leurs talents, de leurs esprits. C'est ainsi qu'est née la collection pour le moins étonnante des "danseuses commodes".

article: Pas de deux, suite.

Rencontre

Peu après leur rencontre, Angelo a été témoin de la vente d'une œuvre de Nathalie et a été touché par l'émotion que cette vente suscitait, par la relation qui s'établissait entre l'artiste, l'acheteur et l'œuvre. Il va jusqu'à me confier que " les meubles sans la sculpture, ce n'est rien". "Quand on vend une sculpture, il y a de l'émotion. C'est ça qu'Angelo a vu. Vendre un meuble, ça peut être émotif, mais pas comme une sculpture", souligne Nathalie. Puis Angelo découvre une statuette que Nathalie a réalisée quelques années auparavant. Une petite sculpture qu'il peut tenir dans le creux de sa main : une femme avec un ventre qui s'ouvre en petit tiroir. "J'étais comme prise avec cette idée-là qui dormait dans cette femme", raconte Nathalie. À peine deux sous entrent dans ce tiroir, mais c'est toute l'inspiration du couple qui en est ressortie. "Quand j'ai vu l'émotion qu'il y a dans l'art, j'ai voulu en faire avec Nathalie, mais dans ce que je savais faire", se souvient Angelo. Ils ont alors eu l'idée de combiner les deux en remplaçant la robe de la danseuses par un meuble et en gardant les pieds et le haut en métal. " Ensuite, il restait à trouver comment le construire pour que ça ouvre", poursuit-il. Il a cherché, longtemps…

La revue Spade

La femme-meuble

Leur première pièce, la femme-meuble, leur a demandé un an de travail. "Quand je l'ai rencontré, Angelo m'a dit qu'il aimait ça se casser la tête. aujourd'hui, je le crois", affirme Nathalie. La réaction des gens les a poussés à poursuivre leur recherche, tant esthétique que pratique. "C'était très valorisant!", s'enthousiasme Angelo. "Moi, ce qui m'a surpris au début, c'était de voir les gens avoir de gros frissons et une larme à l'œil", ajoute Nathalie. Le thème de la danse demeure leur leitmotiv. " L'idée de l'élan, de la danse, de s'élever, comme un éveil spirituel… Le contraste entre les volumes forts et la légèreté… C'est symbolique aussi d'ouvrir ses tiroirs pour mieux s'envoler, pour danser. Le fait de fouiller en nous, ça nous donne ça", confie Nathalie. Et Angelo renchérit : "Qu'elles soient rondes, bien rondes ou grosses… Qu'elles pèsent 300 livres ou qu'elles soient des "pitounes" de 120 livres, elles sont toutes sur la pointe des pieds. Ça se passe dans la tête. Les tiroirs, c'est pour aller à l'intérieur de nous pour enlever le poids." Aujourd'hui, ensemble, ils créent une trentaine de danseuses-commodes par année. "On veut que ça reste intime, que ça garde son âme", disent-ils en chœur. Pour eux, il n'est pas question d'engager des gens et que leur entreprise devienne plus commerciale. Leurs œuvres d'art n'en décorent pas moins bien des chaumières tant au Québec qu'à l'extérieur de nos frontières (Toronto, Vancouver, Colorado, Floride, Suisse, France).

Eh oui, je l'ai posé la question que tout le monde se pose en voyant ces femmes-meubles. La réponse? Les tiroirs et les armoires ouvrent et ferment sans problème. Elles sont vraiment très commodes ces magnifiques danseuses…

Deux artistes en un mariage jubilatoire

Deux artistes en un mariage jubilatoire

Deux artistes en un mariage jubilatoire

Pierrette-Hélène Roy, La Tribune, le 11 octobre 2002

La combinaison fertile de deux talents et de deux inspirations

Bois et métal combinent ici leur beauté, leurs textures, pour composer des pièces uniques, oeuvres d'art sur pattes et fonctionnelles, comme sorties tout droit d'un miroir déformant et qui savent être à la fois drôles et mutines, inspirées et touchantes. Nathalie Sanche, sculpteure sur métal et Angelo Sorrentino, artiste-ébéniste prétendent qu'ils n'ont rien inventé mais apportent pourtant, dans le panorama des arts visuels estriens, un fort vent d'originalité et de fraîcheur.

Et, avec leur mobilier fait de bois de merisier et de bois exotiques richement coloré, des pièces uniques qui s'enrichissent de sculptures d'aluminium et/ou de bronze représentant des femmes en mouvement, ce couple passionnément amoureux dans la vie ne propose rien d'autre que sa vision heureuse et la vie et de l'art.

L'histoire de ces deux artisans est vraiment reliée à une fusion d'esprit.

Habitation Journal de Montréal Samedi 6 décembre 2003

Meubles en délire

Elle danse, c'est l'impression que donne ce meuble réalisé par le couple Sorrentino-Sanche. Le bois massif tel que le merisier est utilisé. Les tiroirs se déplacent sur des coulisseaux en bois.

L'histoire de ces deux artisans est vraiment reliée
                        à une fusion d'esprit

La fusion créatrice d'un menuisier et d'une sculpteure.

L'histoire de ces deux artisans est vraiment reliée à une fusion d'esprit. Ils se sont rencontrés dans un centre de croissance à North Hatley. Coup de foudre! Le menuisier ébéniste devant la sculpteure, les arts, l'esprit, le corps, tout était au rendez-vous.

Nathalie avait une formation de soudeur acquise dans le but de sculpter la matière. Après avoir travaillé sur les chantiers d'avionnerie et de transports, elle voyait le temps fuir et ressentait l'urgence de créer. Sinon elle ne s'accomplirait jamais. Elle travaillait les formes au féminin. "Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours réalisé des oeuvres reliées au corps de la femme", dit-elle.

Angelo travaillait sur les chantiers de rénovation. Lui aussi cherchait à concrétiser de ses mains le fruit de son imagination. Intuition ou pas, il avait bâti une maison à Stukely, une grande maison et un atelier.

"Croix de Bois Croix de Fer" a vu le jour ainsi. Les deux artisans ont dessiné des meubles qui représentent des femmes. Les courbes spectaculaires leur confèrent une personnalité. Délicatesse, originalité, que dire de plus de cette oeuvre?

Bouleversant

"Un jour, lors d'une exposition en Estrie, un médecin m'a dit avoir été bouleversé en voyant nos meubles parce tout dans sa vie était tellement carré. J'ai trouvé ça extraordinaire que nos pièces touchent le coeur des gens, raconte Nathalie. Souvent, on nous dit que nos oeuvres parlent."

"Il y a beaucoup de spiritualité dans ce qu'on fait, ajoute Angelo. Une de nos créations est exposée à Québec au Centre Materia. Elle s'appelle "Haut-portes-unité". Il faut les saisir quand elle passent".

L'histoire de ces deux artisans est vraiment reliée
                        à une fusion d'esprit

Nathalie travaille l'aluminium qu'elle insère aux meubles. Le mélange des matériaux bois aluminium ou bois bronze donne bien sûr des meubles originaux.

Nathalie Sanche et Angelo Sorrentino ont uni leurs talents respectifs pour créer des oeuvres tout à fait étonnantes. La grâce et la légèreté transpirent de cette autre réalisation. Une teinture et une cire d'abeille recouvrent le bois. L'aluminium sculpté se marie bien et donne une oeuvre originale. Si on observe bien, les pieds du meuble sont en fait des jambes sculptées dans le métal.

Les tiroirs s'ouvrent très bien et ils sont droits, même si le meuble est fortement incliné. Les poignées sont un fruit issu d'un arbre, le bankai d'Australie.

Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours réalisé des oeuvres reliées au corps de la femme", dit Nathalie Sanche.

...Il faut s'attendre à quelque chose de sensible à mi-chemin entre la révélation intime et la promesse grandiose...

La revue Métiers d'art de vivre, décembre 2004. Entrevue et rédaction: Florence Michel

Les femmes à tiroirs

Les femmes à tiroirs Il faut s'attendre à quelque chose de sensible, à mi-chemin entre la révélation intime et la promesse grandiose. En fait, les meubles-femmes de Nathalie Sanche et Angelo Sorrentino nous font plonger au coeur de deux vies. Elle était soudeure et rêvait de sculpture; il était dans la construction et diplômé en ébénisterie, mais il n'avait pas imaginé faire de l'art. Et puis ils se sont rencontrés. Ils ont commencé par faire des meubles d'extérieur; Angelo travaillait le bois et Nathalie faisait les charnières, les poignées. Un jour, en attendant Angelo, elle fit une toute petite femme à tiroirs. Ils se sont regardés. Il y eut un grand éclair bleu. L'idée était là.

Depuis ce thème leur colle à la peau comme le feu à la bûche.

Dévorés par l'inspiration, ils ont raflé le prix de la relève Jean-Cartier en 2003 au Salon de métiers d'art de Montréal et leur carnet de commandes ne dérougit pas. Aujourd'hui, le goût de la sculpture les taraude et des femmes de dix pieds de haut conquièrent actuellement leur jardin. Aura-t-on le temps des voir?

Sélectionnés par le salon One of a Kind comme figures emblématiques lors de leur campagne publicitaire.

En 2004, Angelo Sorrentino et Nathalie Sanche gagnent le premeir prix au salon "One of a kind of Toronto" pour l’originalité de leurs œuvres. En 2006, ils sont sélectionnés par le salon "One of a Kind" comme figures emblématiques lors de leur campagne publicitaire.

Visionnez la vidéo.

Des créateurs voient leur art honoré

Le journal Metro

Des Créateurs voient leur art honoré

Des créateurs voient leur art honoré

Le Salon des métiers d'art du Québec remettait hier les prix d'excellence de sa 48 e édition.

Chaque année, le Salon souligne l'excellence du travail des exposants qui affichent leur production dans divers stands. Différents jurys sont appelés à visiter tous ces stands et à prendre connaissance des produits afin de délibérer pour sélectionner les lauréats qui recevront un prix.

Prix de la relève

Le prix de la relève Jean-Cartier honore l'originalité de la production d'un exposant ayant moins de cinq ans de pratique professionnelle dans le domaine des métiers d'art. Le jury a décerné le prix 2003 à Angelo Sorrentino et Nathalie Sanche pour l'originalité et la qualité de leur travail.

...S'agit-il de meubles qui se prennent pour des oeuvres d'art ou des oeuvres d'art qui se prennent pour des meubles...

Le soleil Actualités, Le samedi 27 septembre 2003

Valérie Gaudreau, Journaliste.

Les meubles dans tous leurs états

S'agit-il de meubles qui se prennent pour des oeuvres d'art ou d'oeuvres d'art qui se prennent pour des meubles? Vous aurez la chance d'en juger en voyant le travail pas banal d'ébénistes québécois au centre d'art Materia.

"Ces meubles réjouissent les gens, explique Micheline Verret, du centre de diffusion Materia. Ça va chercher tout le monde car l'ameublement, c'est un peu le reflet de notre personnalité"

Chose certaine, si les oeuvres sont le reflet des artistes qui le font, rarement aurons-nous vu ébénistes aussi "flyés". Les commodes de Nathalie Sanche et d'Angelo Sorrentino sont inspirées du corps de la femme...

Marie Lyne Levasseur, chargée de projet au centre de diffusion Materia, explique le travail des artistes Angelo Sorrentino et Nathalie Sanche, créateurs de meubles joliment "tout croches".

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